Nous sommes là pour

 SAUVER LA SITUATION
partout où elle est menacée


~~~~~~~~~~
J'ai fait un cauchemar : tout notre passé était stocké sur des supports
formatés dans un formazt aujourd'hui inconnu. Du coup, faute de projet
viable, étayé, on répétait en boucle le présent (autoritairement, dans la
hantise constante d'une débandade) : pas de progrès exponentiel, de
renouvellement planifié, juste une continuité éperdue, une crispation
essoufflante. Les 24h du Mans, rebaptisés pertinemment "les 24 ans
Saoudiens" montraient des véhicules de collections fonctionnant au pétrole
(les derniers litres du globe, habituellement stockés au F.M.I.).
On se trouvait punis par un effet de serre calamiteux, alors que depuis 5
ans déjà, on ne polluait plus l'atmosphère ... et qu'on avait sorti des
cartons tous les brevets d'énergie alternative (longtemps thésaurisés à
l'ombre, par les lobbies pétroliers et nucléaires).

~~~~~~~~~~

 


S A U V E G A R D O N S   D O N C


 BARBARIE DOUCE
les miasmes de la création

" Une pensée claire s'énonce clairement "
dit-on explicitement.

 Sur Internet, on surfe sur la nuance délétère, on papillonne au dessus des profondeurs indicibles, mais on y broute de l'info concise.
On y va pour avoir le cœur net.
Pas de crédulité systématiquement requise, et guère de rétention d'information.

Juin 2004


Alors quand j'entend un ministre de l'intérieur, venu dire des peccadilles (à défaut de planter des banderilles...), en chair et en os, afin de commenter en concerné de service, les graffitis nocturnement apposés sur des tombes sémites (arabes et juives donc), vandalisées par des obscurs fielleux, histoire(s) d'afficher haut et fort le ton de la fermeté, je m'inquiète vraiment ...
Je cite : "... des mesures ... contre ces barbaries."
Vaste thème, la barbarie ! Ou absence de thème à vivre ... ?

Mais comment comparer le factuel des crimes de l'histoire, (évoqués doublement ici : par les victimes éventuelles enterrées là, et par les supporters des bourreaux, indûment manifestés), et le plan symbolique, truffé d'affect, qui ne serait rien sans le premier ? Je vous le demande ...

La barbarie n'est pas toujours là où l'on croit ... Elle peut être partout. Sournoisement efficiente.

Notre ministre est-il conscient de jouer avec de la dynamite ? Tient-il vraiment à incarner de sa personne (et de son verbe) la civilisation, en l'occurrence bafouée ?
Dans ce cas il convient de s'agripper au mot "barbarie" quelques secondes ... Les dictionnaires consultés diront : "acte cruel" (bug de la mémoire...), mais aussi "action extérieure à ce qui caractérise la civilisation" ("un manque de civilité"... en quelque sorte euphémique de reproche, outré par l'outrance ...)

Connaît-on loi contre la cruauté ? Peut-on rendre intelligent (cf. apte à vivre "en intelligence") par décret ?

Autrement dit : il y a maldonne. Les vandales, ayant opéré sur ce lieu de tournage soudainement privilégié, sont tout sauf non-civilisés ... Velléitaires nazis de pacotille, fascistes en dilettante, ils n'ont jamais eu le courage de leurs opinions : devenir miliciens ou simplement fonder une armée... Mais ils connaissent l'Histoire ! Sans ces référents ils seraient restés chez eux ... Ils savent le pouvoir de l'image, et même mieux : ils maîtrisent la puissance du symbole (les tags sont rarement alphabétisés, en la circonstance ...)

Les journalistes sont là pour ça (pour " le choc des images ") ... et les hommes pôlitiques entrent en scène pour " le poids des mots " sûrement ... C'est ce qu'on appelle "en faire des tonnes". On accouche parfois d'une montagne, parfois d'une souris. Quand il suffirait de prêcher par l'exemple.

Le graphisme est, à n'en pas douter, le domaine des artistes patentés ou des commissaires d'art plastique, et l' Histoire celui des historiens et des hommes de religion. Ont-ils été sollicités pour l'occasion ? (Faute de l'être déjà en temps normal, la précipitation de cette "actualité" relative n'a guère favorisé la mise en abîme prophylactique ou les contre-feux nécessaires ... La précipitation "ne pouvait prendre", comme disent les chimistes)
N'oublions pas que nous vivons dans un monde où, comme le dit Félix Goudart "nous n'avons plus, pour faire la foi, que le cachet de la poste", et, où la déclinaison officielle de la représentation de la pente-côte (rappel : un Esprit Saint... dans un corps sain) ne se situe plus que rivetée sur les portes des boîtes-relais
EDF ®™ ...

Dans ce cimetière des cimetières (champ stratifié, "à tiroirs", incinérateur gigogne, paradigme où l'on retue plusieurs fois) il n'y avait que des journalistes, des badauds (c-à-d non-professionnels), des politiques ... et des morts.
Je ne sais lesquels furent les plus dignes ... (de l'incidence médiamétrique).

Dans "profanation" il y a "profane" (et non pas laïc) ... Dans "spirituel" on devine "rituel" (et The Spirit of course...)
Dans l'action, on doit sentir l'intention préalable. En extérieur comme sur plateau, tous les (vrais) comédiens savent ça ... Les artistes, les poètes, et les hommes de foi, les shamanes et les medicine-men n'ont même plus besoin de ça pour dire (pour évoquer) ... Pour (ré)agir gravement, un jour arriveront les spécialistes (peut être même des experts).

Les "barbares" envahisseurs comme à l'époque d'Attila (champion notoire du slogan et des relations publiques) furent très civilisés (c-à-d : ils enterraient leurs morts, ils se transmettaient de génération en génération le savoir faire des arts et le faire savoir des sciences). La barbarie c'est aujourd'hui (morts exhumés quotidiennement par les objectifs et les statistiques... Analphabétisme artistique et contresens consensuel, misère des sciences appliquées au bien-être, à la qualité de vie).

Ce qui caractérise la barbarie c'est de se trouver toujours dehors.

 

 

 Objet : Le débat rock/jazz a pris une coloration un peu manichéenne : les bonnes ou les mauvaises musiques, l'objectivité impartiale des médias ou leur connivence avec les marchés : choix justes ou corrompus ?
Comment un titre de Nino Ferrer peut-il séduire à la fois les amateurs de r'n'b et le grand public ? NRJ est-elle une "radio libre" ? etc.

                     

En fait je crois que le vrai problème, si crucial, c'est que les médias ne peuvent parler que de ce qui existe, de ce qui est présentable, et que la créativité est plus souvent tuée dans l'oeuf qu'on ne l'imagine ... Si c'est vrai de la politique, c'est vrai de l'Art aussi ...

A l'évidence, il conviendrait souvent de faire son deuil de ses idéaux, comme de ses inspirations à exercer son art en gardant la tête hors de l'eau...
...
Alors honneur au mis/expected, respect pour les backdoor men !

Regardons la crise en remontant ses racines :
Il existe peu d'activités où l'orgueil trouve où se nicher autant que dans la pratique artistique. Où l'amour propre soit autant à fleur de peau, où le sens du sacrifice comme la soif d'approbation se nourrissent mutuellement à ce point, où le besoin de l'Autre, épidermique, soit une constante aussi fondamentale. La fierté peut être un moteur, mais l'ariste plus que tout autre sait qu'elle vient toujours après l'action, au bout de l'élan ...
Dans ces conditions il semble évident que le simple fait de demander l'autorisation de travailler, d'envisager quasiment de mendier son existence, de quetter son droit à être épanoui, puisse paraître incongru. Impossible. Avec si peu de précautions, dans pareil contexte hostile, la prétention avance à découvert, et l'espoir sied mal à l'écorché vif, vulnérable. Alors insidieusemlent se recroqueville le goût de convaicre.
" S'il faut se justifier avant de commencer, autant rester chez soi " semble une nouvelle évidence à mettre en pratique, validée par l'économie de cette énergie chérie, que l'on craind de gaspiller. Bien vite, on est facilement enclin à faire dans le confidentiel, spontanément.

  • Il faut savoir que le non accomplissement orchestré de vocations (musicales, chorégraphiques, littéraires ou plastiques etc.) conduit invariablement à un chaos intime :
    oublis récurrents des inspirations théoriques,
    sédimentation opaque des expérimentations novatrices,
    délocalisation éclatée des archives,
    précarité éprouvée de la connectique,
    éparpillement des approches pratiques non finalisées,
    abandon des prérogatives face aux institutions hiérarchisées, etc.
    Bref : prises de tête, on baisse les bras,
    une fois pour toute (la vie est courte).
  • Suite à la rupture ardemment souhaitée de l'isolement, une fois la moisson faite, arrive le besoin d'un break dans l'effort de reconnaissance ...
    Comme la mouche contre la vitre qui s'accorde in fine des pauses, et ne saisit même plus l'opportunité dès lors que la fenêtre est ouverte.
    Une inertie de fourmis qui étoufferait l'oeuvre de la cigale, avant toute maturation (dans l'esprit même du créateur parfois).
    (Sans parler du non suivi des technologies ; par exemple :
    l'analogique n'est pas toujours remasterisé en numérique).

    Quand bien même ce chaos serait évité, il reste, en plus du doute usuel et légitime,
    la psychose du paria,
    la sécheresse spirituelle et
    la faiblesse technique induite par la non-pratique, par la non irrigation mutuelle (proposition candide / feedback d'un public) primordiale : ce sont les "adeptes" (les amateurs conquis) qui forcent l'excellence de l'artisan, pas vraiment les experts et sûrement pas les comptables.

    Au bout du compte, l'expression se faufile entre la ringardisation et l'autothérapie libératrice forcée (pour ne pas dire forcenée), plutôt que l'exploration d'imaginaires ...

    Un insecte ("[...] je ne suis qu'un moustique" - JLA dans le meilleur titre de Telephone : "C'est facile" - ) dans le bocal sucré : plus il s'agite moins il a de chance d'en sortir.

    Le pérenne est mortifié (les fabricants ne fournissent plus les pièces).

    L'Art Officiel, goguenard, est tout de cynisme. (Champagne tiède).
    L'activité artistique commerciale est toute en surface, et "jetable" comme des assiettes en cartons & gobelets en plastique (de Cola éventé).

    Reconnaissons-le : Les artistes qui pourraient être excellents sont soit inconnus, soit en deçà de leur potentiel de reconnaissabilité (mal produits), soit propulsés mal finis (dans leur caractère en particulier) ...
    "C'est moyen" resterait très péjoratif, quasi insultant, si l'on n'était en médiocratie avancée ... où les extrêmes sont élagués, la saine révolte jugulée, la conformité de rigueur, l'inédit nivellé par le milieu (le Milieu ? Ce microcosme cher à Sinatra, qui empêcha si facilement la carrière de Montant aux USA.) à 90 % ...
    (cf. Technique de l'arbre-qui-cache-la-forêt, (admettons que le reggae soit Bob Marley, et le Blues : Clapton), mais pas en ayant le droit d'appauvrir artificiellement le sol autour de lui (la Jamaïque a engendré plusieurs générations d'artistes brillantissimes, et le Blues ne tient pas sur un linéaire... Par ailleurs, j'aime bien Mickey 3D, mais je crois qu'eux-même doivent penser que leur succès en 2004 est disproportionné - sans s'en plaindre, bien sûr.)


    Malheureusement, la rivière a le temps de se tarir si l'on attend après les professions péri-artistiques (intermittents englués, producteurs à côté de la plaque, distributeurs crispés sur le MP3 etc.) Sans Raoul Breton, Eddy Barclay et d'autres, nous serions face à l'electrophone comme un poussin devant son omelette ... (Sans son père, Amadeus Mozart ne nous aurait laissé aucune note ).
    No way. Pas de chance. (Ni de malchance : le black out. Les oubliettes du karma ? Place aux clones !)
    (... Je n 'ai pas vraiment d'exemple en tête là, à part peut être : G. Bécaud et son Opéra achevé (dans tous les sens du terme), Lambert Wilson qui profite de ses cachets hollywoodiens pour produire ses récitals polyphoniques, à peine dispos enregistrés, j'en passe et des meilleurs ...)
    Il suffit d'écouter les récits de gens parfois très connus, lorsqu'ils s'épanchent sur leur cursus : ça craint. Au cinoche plus qu'ailleurs... (pour la sculpture, la gravure etc on oublie !)
    Je vous le dit : on a déjà eu du bol d'avoir les Shadocks avec Pierre Schaeffer , le Tommy des Who, l'équivalent des Kinks, la Messe pour le Temps Présent de P.Henry, ou simplement Nougayork et sa suite, et les disques de Michel Jonasz *, le retour d' Henri Salvador ... ou le départ de Capdevielle (qui squattait la FM)

    Bien sûr, dans cette fonction de robinet des médias tout dépend de qui ouvre ou ferme (... Et le fait que le diffuseur soit, le plus souvent, le financeur du "produit" à exploiter, y compris par la diffusion des travaux connexes, donc qu'il se donne du plaisir (de la tune) tout seul dans cette économie masturbatoire, foncièrement stérile, est accablant sur sa sincérité présupposée) .

    Mais nous pensons que le net palliera à ça.

    •  CARTONNER : TENTER D'ESSAYER ...

    Quoiqu'il en soit une chose est sûre : c'est que "le plus dur est de se jeter à l'eau !". On peut appréhender, momentanément, de se fondre pour la masse ...

    C'est notablement éprouvant de marcher sciemment en dehors des sentiers battus, c'est fatiguant dès le départ de ne pas avoir de modèle (et de n'en pas chercher, et/ou de les oublier volontairement, à la longue, l'expérience aidant).
    Et ce qui renforce l'égo (suffisemment inconscient pour pouvoir se lancer dans pareille aventure : auto-apprivoisé et blindé), l'énergie qui conduit à sa valorisation est forcément prise quelque part ailleurs ... Chez les autres, bien sûr, en récompense d'avoir bien tenu le gouvernail, mais aussi en soi ... au détriment de l'inventivité captée dans le désert, de la folie calculée, et de la rage canalisée qui font le quotidien utile d'un créateur.
    L'artiste est la gaine autour des flux capricieux. Flux libidinaux, psychiques, sociaux-économiques, philosophiques, et politiques passent tôt ou tard par le prisme de la culture du moment, donc par les arts, via les sciences.

    Un ego à géométrie variable, un surmoi en chantier perpétuel, un subconscient à fleur de peau, une révolte sereine, en constante déviance contrôlée ... Tous attributs qui ont toujours rendu difficile la vie intime de l'artiste. C'est pourquoi il semble crucial que l'investissement personnel soit pris en compte dès l'adolescence et que la maîtrise soit expérimentée aussitôt après. Les trophèes pour glorifier une carrière ont malheureusement bien besoin du cursus antérieur pour se justifier. L'artiste doit pouvoir mener sa barque sans se justifier (socialement parlant, son seul complice restant son public), et cela lorsqu'il est au meilleur de sa forme !
    (On peut bien sûr se trouver jeune, et être "dans le cake" ; et être vieux et se trouver au top de ses capacités ... Question de circonstances ! N'empêche que l'on fabrique plus souvent du vieux avec du jeune que le contraire : la redemption n'est pas donnée, comme ça, à tout le monde ... au coin de la rue.)

    Les conservatoires (comme diverses écoles longues et onéreuses) sécurisent les parents, mais entravent la créativité du novice, le plus souvent.

    Les créatifs répugnent à se sentir redevables. Leur carburant est pris aux étoiles, ou puisé dans l'enfer, mais sans facture apparente, sans règlement de comptes. On ne consume pas au vu et au su de tout le monde, ça ne se fait pas. On offre plutôt le résultat de l'opération alchimique au savoir d'autrui.

    La force de la jeunesse, c'est de savoir dire des banalités en ayant l'impression que cela transfigurera l'univers incessamment sous peu.

    A juste titre. Le puissant incantateur et la face du monde se ressemblent : ils sont réactifs, et savent retrouver leur virginité. Se rasséréner, galvanisés. Et, l'un comme l'autre, ils changent ... Le jeune d'esprit aime les raisins secs avec les cacahouètes. Il préfère sans glaçons.

    Mento calypso.

     

    * à propos de Michel Jonasz : il faut qd même dire que son dernier album (très bon climax) pour l'écouter sur ma chaîne bon marché j'ai du demander à un pote de me le craquer parce que leur foutu system de protection m'empêchait d'entendre mon mien tout neuf ! Alors si après on le vire en disant "tu n'vends pas assez" on frôle le comble quand même un peu là !

     
     

    R : [.../...]  

    La première musique que je me suis mis tout seul dans les oreilles (enfin ... grâce aux 2 petits copains qui m'avaient passé une K7 chacun) elle était jouée respectivement par The Doors et John Mayall (... Mes potes avaient presque l'intégrale de ces artistes [: au moins 3 disques ! voire 5 !!] car c'était leur choix). Parce que les Beatles et les Rolling Stones, comme ils étaient N°1 au hit parade, c'était de la "musique commerciale" ! Tandis que là on m'avait garanti l'authenticité ! (la "sincérité", on disait).
    Bon c'était qd même pas de la "variété" puisqu'on ne les voyait jamais chez Guy Lux (sauf une fois : vers une heure du mat, un jour de l'an : "jumpin' jack flash" a définitivement dépoussiéré tous les HP des téléviseurs français, créant un électrochoc avec les dommages que l'on sait ... (Louis par exemple, s'en remet à peine ) Tous les quadras connaissent cette contamination je crois ...

    j'ai dit quadras parce que ceux d'avant ils ont eu la vague Dylan Donovan (folk-rock) etc pour se préparer au choc (sans parler d'Alexis Korner, Miles etc)

    (... pour l'exactitude historique la déflagration évoquée ci dessous a eu lieu grâce à un certain Albert Aisner ... pas Mr Lux, qui eu d'autres qualités)

    La victoire du Jazz, comme sa perte aussi peut être, c'est qu'on l'enseigne dans des sortes de" conservatoires" (-vilain mot-).
    Respectabilité va mal avec créativité.
    Dans la musique "classique" (ou "baroque", "contemporaine" etc) on peut devenir salarié au mois (fonctionnarisé quoi ...) Il n'y a pas encore d'académie du rock, et les jazzeux font qd même gaffe à la sclérose. Et puis si sa mission c'est de donner de la joie, ça baigne. Le rock, comme le ska, c'est fait pour réveiller. Et le reggae, le tango et le calypso, véhiculent des grooves moins axés sur le mental, plus sur les rotules (si l'on peut dire).

    En ce qui concerne mon approche de l'instrument, la plupart du temps je le met sur mes genoux, mais des fois je le pose sur un petit tabouret (avec un napperon de dentelles : à la fois pour l'esthétique et la stabilité, si ce n'est l'isolation phonique). En automne il est conseillé de le rouler sous les aisselles, mais souvent j'oublie. J'attend la version Hi Tech (que l'on peut accrocher au mur -avec la manivelle au bout d'un détendeur, à 1 ou 2 m). Pour l'assiduité, depuis que mes bottes se sont faites à mes pieds, et donc que je dors mieux (plus facilement) je joue moins la nuit (je ne me relève presque plus exprès). Des fois je m'entraîne, en perçant les trous dans les cartons un peu au hasard. Je compte mettre un petit singe dessus qd je vais dans la rue (ça compte, les détails !) mais je ne sais pas comment ça se nourrit.

     

    31/05/2004 à 03h42 Fox -
    Petit break entre deux takes... je remet du bleu sur ma queue de billard (et oui, je suis redescendu de ma carne quand j'ai réalisé que ma lance de Don Quichotte était en bois verni ...) Tous les lascars sont bien là, sous les palmes du plafond qui brassent les volutes fiévreuses. Tout en cherchant ma chope, je marmonne à ceux que je croise :
    [...]
    Mc Luhan : trop fort le coup du rebond SM
    Lee-O : trop profond le coup du consumérisme ... (Hé, JLA a fait sideman chez V. Lagrange ? Avis : ça serait intéressant d'avoir un ou deux détails là-dessus... sur les contacts Louis / Higelin aussi ... à part jouer au flipper avec BBH, ça se passait comment ?)

    Louis : C'est super que tu rétorques sur la question du rock/variété [NB/ prononcer ce dernier mot comme Lavilliers dans "Haute Surveillance" (wow!) sur Les Barbares ? ou comme le ferait Ben Harper (s'il répondait dans notre langue) à ce sujet ? - et il serait aussi qualifié, mais peut être avec moins de bons arguments, who knows ?]

    Je comprend que, comme ce point t'asticotait, tu ne sois pas resté concentré à donf sur la suite de la contrib de Sean G. : "Mais il existe des formes d'expression intransmissibles par des mots et des images, et ça, la société ne peut pas le gérer. Elle ne peut plus prendre de décisions à notre place et si l'on se met à réfléchir et à être libre (paradoxalement un crime en démocratie!), beaucoup de gens vont perdre leur gagne pain (et leur femmes, leurs gamins, leur retraite etc...). "

    Ex: La culpabilité qu'on veut faire porter aux "pirates" du MP3 (un peu le même plan qu'on voit avec le tabac dans les collimateurs plutôt que les hydrocarbures) ne peut être endossée comme ça pour les licenciements actuels. (Passk en fait, on est presque tous logés à la même enseigne : Prince, Jean Philippe Smett, Michel Jonasz, Nyto, Nebo [...] Dan, jc & moi : on n'a pas -ou plus- de maison de disque !!! ;) (Finalement, toi aussi, d'une certaine façon tu fais bien parti de la bande puisque tu laisses la tienne se ronger les ongles... en attendant, le début des complications #silly# )
    Bon, comme toujours, y'a à nuancer là-dedans, mais il est indéniable que toute "formes d'expression intransmissibles par des mots et des images" ont le mérite d'émouvoir, et me plongent dans un vertige de curiosité émoustillante ... Pense-z-y Matt... parler ... et s'exprimer ... (là, mes doigts "grattent le ciel "... ;) )

    A part ça si "un artiste n'est pas forcément un bon homme d'affaires" (dixit Bernadette Lafont, et on sent le vécu ...) alors c'est que les uns ont besoin des autres (et Lycée de Versailles). Reste à définir ce que serait un BON homme d'affaire$ !!! (par exemple je suis maintenant convaincu que sans le Rothschild, les DOORS aurait fait un très bon garage band un peu plus allumé que la moyenne, mais n'auraient pas enregistré Spanish Caravan, ou Unknow Soldier ...)

    | haut de page |

    ouvrage